J’ai porté seule ma mère jusqu’au bout pendant que mon frère disparaissait, et après sa mort c’est moi qui suis restée avec la colère
Je me suis retrouvée à courir entre mon travail, ma famille et les soins de ma mère devenue dépendante, pendant que mon frère trouvait toujours une excuse pour ne pas être là. J’ai tenu des mois, puis des années, avec la sensation étouffante d’être devenue le pilier que personne ne remercie jamais. Depuis la mort de ma mère, je n’arrive pas à faire taire ce sentiment d’injustice, et je me demande encore combien une fille doit porter avant de se briser.