Étranger aux portes de l’impasse du Merisier : une nuit d’été dans la peau d’un intrus
J’ai emménagé seule, cet été-là, dans la vieille maison décrépite qui ferme l’impasse du Merisier à Châtenay-sur-Loire. Dès la première nuit, je sens les regards lourds des voisins à travers les volets clos, entend leurs voix méfiantes derrière les haies bien taillées. Il suffit d’un secret enfoui dans mon passé familial pour que chaque bruit, chaque geste, chaque chuchotement prenne une ampleur dramatique et réveille mes doutes sur ma place ici.