Je me suis mariée avec un veuf, et pendant deux ans j’ai eu l’impression de vivre dans la maison d’une morte plus que dans mon propre foyer

Je croyais reconstruire ma vie en épousant un homme blessé par le deuil, mais en entrant dans sa maison, j’ai compris que je n’y avais aucune place. J’ai essayé d’être juste, douce, patiente, puis je suis devenue dure à force d’être comparée à une femme disparue que personne n’osait quitter du regard. Aujourd’hui, on avance enfin un peu, mais je vis encore avec cette question au ventre : peut-on aimer quelqu’un sans effacer ceux qui étaient là avant moi ?