J’ai quitté mon mari le soir où il a encore perdu son travail, et je me déteste encore parfois d’avoir choisi la paix plutôt que ses principes
Je l’ai aimé pour sa droiture, puis j’ai vu cette même droiture avaler notre couple, notre argent et le sommeil de notre fils. J’ai tenu la maison, les factures et les mensonges du quotidien pendant qu’il se battait contre tous ses employeurs, jusqu’au soir où j’ai compris que je n’en pouvais plus. Je ne suis pas partie parce qu’il était mauvais, je suis partie parce que j’étais à bout et que notre enfant commençait à payer le prix de nos guerres.