J’ai usé ma santé pour l’envoyer dans une grande école à Paris, et aujourd’hui mon fils a honte de moi
Je me revois encore rentrer du travail avec les mains abîmées, le dos cassé, en me répétant que chaque heure de plus servirait à offrir un autre destin à mon fils. Je l’ai vu réussir, entrer dans un monde que je n’ai jamais connu, et j’ai cru que tous mes sacrifices avaient un sens. Maintenant qu’il est devenu un cadre brillant, je sens dans son regard qu’il s’éloigne de moi, et je me demande si, à force de tout lui donner, je ne me suis pas perdu moi-même.