J’ai porté mon grand-père jusqu’à son dernier souffle, et aujourd’hui ma propre famille me met dehors pour vendre la maison
Je me revois encore dans le bureau du notaire, avec les mains glacées, quand j’ai compris que toutes ces années passées à m’occuper de mon grand-père ne me donnaient aucun droit de rester dans la maison. J’ai tout mis de côté pour lui : mon travail, ma vie, mes nuits, pendant que mon oncle et ma tante passaient de temps en temps avec des paroles faciles. Maintenant qu’il est parti, ils veulent leur part, la maison va être vendue, et moi je me retrouve sans logement avec l’impression d’avoir été utilisée puis effacée.